29.05.2008

La chirurgie en France

La chirurgie française aujourd'hui

Au 1er janvier 2007, les spécialités chirurgicales comptent 24 719 praticiens, auxquels s'ajoutent 575 chirurgiens exerçant dans les départements d'outre-mer, dont 16 121 libéraux et mixtes et 8 597 salariés exclusifs.

La classe d'âge la plus importante est celle des cinquante/cinquante-quatre ans, qui représente 21,3 % de l'effectif total. 44,9 % des chirurgiens ont moins de cinquante ans et 34 % plus de cinquante-quatre ans.

Le taux de féminisation moyen est de 23,3 %. La féminisation est la plus élevée en gynécologie obstétrique (37,6 %), en chirurgie infantile (36,4 %) et en ophtalmologie (43 %).

Les régions qui comptent le plus de chirurgiens rapportés au nombre d'habitants sont l'Ile-de-France, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et la région Rhône-Alpes.

Les chirurgiens se répartissent ainsi :

61,6 %  en libéral (cabinets individuels, de groupes, centres de santé, etc.) ; dans les établissements privés lucratifs, on compte 6 532 libéraux exclusifs et 6 773 libéraux non exclusifs.

31,1 % en hôpital public ; dans les établissements publics de santé, l'effectif de praticiens hospitaliers est de 4 485 chirurgiens à temps plein et de 1 057 praticiens exerçant à temps partiel. Les personnels hospitalo-universitaires sont au nombre de 2 208. Les autres statuts de contractuels représentent au total 2 624 équivalents temps plein. D'ici début 2019, les effectifs actuels des praticiens hospitaliers en chirurgie devraient diminuer de près de 30 % en raison des départs à la retraite prévus. Le taux de vacance est stable à 18 % sur les trois dernières années, sachant que ces postes peuvent être occupés par des contractuels.

6,4 % en hôpital privé ; dans les établissements privés non lucratifs, on compte 931,86 praticiens salariés, 347 libéraux exclusifs dont 51 dans les PSPH (hôpitaux privés participant au service public hospitalier) et 896 libéraux non exclusifs.

0,9 % dans un autre type de structures.

Les spécialités chirurgicales les plus représentées sont l'ophtalmologie (22,3 %), la gynécologie obstétrique (20,9 %), la chirurgie générale (16,8 %), l'oto-rhino-laryngologie (11,9 %).

Ce classement tend toutefois à évoluer en fonction des choix de carrières des jeunes chirurgiens et des besoins de la population. On observe ainsi, depuis 2000, une croissance importante de la chirurgie plastique tandis que la chirurgie générale ne cesse de perdre des effectifs.

Un triple constat :

- d'abord, les moyens en chirurgie sont dispersés, notamment en ce qui concerne les plateaux techniques et les équipes médicochirurgicales, ce qui conduit certains centres hospitaliers à ne plus disposer des conditions nécessaires à la qualité des pratiques et à la sécurité des patients ;

- ensuite, la spécialisation des secteurs public et privé s'accroît. Le secteur public, qui réalise 33 % de l'activité, se concentre de plus en plus sur des actes complexes. Il a ainsi la quasi-exclusivité de la chirurgie des traumatismes graves et multiples (96 % de ce type d'interventions), des greffes de peau (91 %), de la neurochirurgie (94 % des traumatismes crâniens et 90 % des craniotomies) et de la chirurgie cardiaque (chirurgie valvulaire et pontages aorto-coronariens essentiellement).

Le secteur privé à but lucratif concentre, pour sa part, la chirurgie programmée de proximité. Les établissements privés se sont notamment spécialisés dans des interventions chirurgicales peu complexes, qui permettent une prise en charge ambulatoire. Ils réalisent ainsi plus de 76 % de la chirurgie de la cataracte, 75 % des arthroscopies et de la chirurgie des varices, 74 % des opérations des amygdales et des végétations, ainsi que 66 % de la chirurgie de la main et du poignet.

Les établissements privés à but non lucratif assurent enfin 8 % de l'activité chirurgicale et regroupent les centres de lutte contre le cancer ;

- enfin, la France accuse un retard dans le domaine de la chirurgie ambulatoire, notamment dans le secteur public, même si des progrès sont régulièrement constatés depuis plusieurs années.

La chirurgie française doit, en conséquence, répondre à un double défi : continuer à attirer les meilleurs praticiens et assurer la restructuration de l'offre de soins. Dans cet objectif, ce rapport propose plusieurs pistes pour assurer aux Français une chirurgie sûre, accessible et innovante.

27.05.2008

Pour un Hôpital de qualité

Jean-Michel ROVIDA au nom de la liste « J'aime Manosque » apporte son soutien au collectif créé autour « d'un service de réanimation polyvalente ».

Durant la campagne des élections municipales, nous avons eu à cœur – et nous étions à l’époque les seuls- à dénoncer le manque d'un tel service au sein du futur hôpital de Manosque.

En effet sans ce service , il est inutile d’espérer bénéficier d’un hôpital généraliste complet puisque une certain nombre d’interventions sont légalement interdites si ce service n’est pas présent sur place ; exit donc tout ce qui est chirurgie un peu lourde ou cardiaque.

Nous sommes heureux de constater qu'aujourd'hui la population se réveille et que nous n'avions pas menti sur le sujet comme sur les autres d'ailleurs.

Mais après la parution du rapport LARCHER sur la gestion et la réorganisation des périmètres hospitaliers notre inquiétude est encore plus grande devant certains quotas mis en avant par les décideurs de notre devenir hospitalier, entre autre sur le nombre de naissance au niveau des maternités.

Au surplus, le nouveau fonctionnement financier des structures hospitalières basé sur la tarification à l'activité rend encore plus difficile le maintien de certains services médicaux.

Notre positionnement géographique près du pôle de santé de Aix-en-Provence n'est pas à notre avantage pour concentrer des activités médicales à forte valeur ajoutée sur le bassin de Manosque.

Il suffit pour s'en convaincre de regarder autour de soi ou nous allons nous faire opérer, vers quelle ville la population se tourne.

Si nous voulons conserver une attractivité pour des chirurgiens ou spécialistes, il faut impérativement créer les conditions nécessaires au rapprochement, à la mutualisation des structures déjà présentes.

Hors à ce jour « le pôle santé » n'existe toujours pas. La nouvelle municipalité devra vite remettre à l'ordre du jour, voire nommer un médiateur pour rattraper le retard qu’elle a pris sur ce dossier comme d’autres et relancer les négociations entre les différents acteurs concernés.

L'accès à des soins de qualité pour notre population est aujourd’hui fonction de sa seule mobilisation pour défendre ses souhaits jusqu'au sommet de l'Etat qui reste seul décideur en la matière.

Pour ma part je défendrais le dossier après des élus centristes tant au niveau du sénat ou je me rendrais le mois prochain, qu'auprès des députés. Si tous les partis du département se mobilisent nous pouvons avoir gain de cause.

Jean-Michel ROVIDA,

Projet de réforme sur l'amiante

Un rapport sur l’amiante propose de réformer le dispositif de préretraite

De nombreux salariées de notre département sont dans l'attente d'un reconnaissance à leur exposition à l'amiante. Ce rapport préconise la prise en compte en fonction des métiers et non plus par entreprise.

Lire l'extrait consultable sur le site: www.premier-ministre.gouv.fr 

 

"Un rapport remis, le 24 avril, à Xavier Bertrand propose de réformer le dispositif de cessation d’activité anticipée des travailleurs de l’amiante. Jugeant inéquitable le dispositif actuel, le document souligne la nécessité de l’ouvrir désormais aux salariés selon leur métier et non plus en fonction de leur entreprise.

Pour bénéficier d’une cessation anticipée d’activité, il faut travailler ou avoir travaillé dans l’un des 1 500 établissements inscrits sur des listes comme présentant un risque d’exposition élevé, ou être atteint d’une maladie professionnelle liée à l’amiante.

Selon le rapporteur, Jean Le Garrec, la création du Fonds de cessation anticipée d’activité des travailleurs de l’amiante (Fcaata) a permis de répondre aux situations les plus graves identifiées par le législateur en 1998, 1999 et 2000. Néanmoins, la gestion du dispositif par listes d’établissements a conduit à exclure de nombreux salariés, comme les sous-traitants et les intérimaires, pourtant exposés aux mêmes risques.

Pour rendre le dispositif plus juste, le rapport propose de mettre en place à partir de 2010, une approche par métiers qui connaissent le risque amiante, en inscrivant dans la loi "le principe selon lequel les salariés exerçant, ou ayant exercé, un des métiers figurant dans une liste arrêtée par le Gouvernement pourront demander à percevoir l’allocation". Ainsi, des métiers comme - ouvriers de production non qualifiés travaillant par formage du métal, chaudronniers-tôliers industriels, opérateurs qualifiés du travail en forge, plombiers chauffagistes qualifiés (...) - jusque-là exclus du dispositif pourraient être pris en compte.

Un comité d’experts sera chargé de signaler, tous les ans, au Gouvernement les évolutions des connaissances scientifiques qui pourraient justifier une modification de la liste des métiers.

Par ailleurs, le rapport préconise que l’Etat et les entreprises augmentent leur participation au financement pour instaurer une participation équitable. Aujourd’hui le financement du Fcaata est supporté à plus de 93 % par la branche accidents du travail et maladies professionnelles contre une participation de 8 % pour l’Etat et les entreprises.

L’ensemble de ces propositions fait suite à trois mois de concertations menées avec les partenaires sociaux, les représentants de l’Etat, les associations, les accidentés du travail et la Caisse nationale d’assurance maladie."

26.05.2008

Rassembler les centristes

Besoin de réformes, devoir d’action : Rassembler les centristes. Centristes de cœur et de conviction, attachés aux valeurs humanistes, sociales, libérales et européennes, nous avons l’ambition de rassembler les membres de notre famille politique aujourd’hui éclatée. Nous militons pour un Centre indépendant, suffisamment fort pour nouer et assumer ses alliances dans la clarté, en accord avec notre vision du monde en devenir et de la place faite à chaque homme dans notre projet de société.

Nos racines sont diverses : héritiers de la démocratie chrétienne pour les uns, issus du radicalisme et de la pensée libérale pour les autres, animés par un esprit de tolérance et d’engagement bénévole pour nombre d’acteurs locaux restés en marge des partis traditionnels. Nous avions fait de l’UDF notre maison commune et notre référence identitaire dans le paysage politique français. Nous savons que notre attente de destin politique collectif est largement partagée. L’heure est venue de nous ré-identifier au travers d’une vision, d’un projet et de propositions crédibles, cohérentes et responsables. Sans attendre les échéances électorales prochaines, nous revendiquons un devoir d’action et d’efficacité au service de la France et des Français.

C’est pour cette raison que nous organisons le dimanche 29 juin, au Sénat, une réunion à laquelle nous convions celles et ceux qui militent et veulent s’engager sous la bannière du Centre. Dans un premier temps, il s’agit de constituer une plate-forme de réflexions et de propositions d’actions à conduire, tant au plan national que local. Il s’agit aussi, bien sûr, d’inscrire notre démarche en pleine harmonie avec la construction de l’Europe. L’essentiel est de nous retrouver, de nous organiser en fixant les grandes lignes d’une gouvernance mobilisatrice. Nous voulons jeter les bases d’un rassemblement, dont la forme reste à définir, et où tous les centristes trouveront leur place.

Les Sénateurs Union centriste-UDF : Nicolas ABOUT, Jean ARTHUIS, Claude BIWER, Jean BOYER, Marcel DENEUX, Yves DETRAIGNE, Muguette DINI, Françoise FERAT, Christian GAUDIN, Adrien GIRAUD, Jo KERGUERIS, Jean-Claude MERCERON, Catherine MORIN-DESAILLY, Philippe NOGRIX, Anne-Marie PAYET, André VALLET, François ZOCCHETTO Le député UDF : Thierry BENOIT Le député européen UDF-MODEM : Thierry CORNILLET Les députés européens ACDE-Avenir Démocrate : Jean-Marie CAVADA, Claire GI-BAUD, Jannely FOURTOU

Une délégation des Alpes de Haute Provence participera à cette réunion. Pour tout renseignement s'adresser à lesamisdeludf04@live.fr ou jmrovida@live.fr et brunomorinav@free.fr 

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