24.06.2008
Marché de l'electricité
Un marché commun de l'électricité bénéficiera aux consommateurs
Le Parlement européen, réuni en session plénière le 18 juin à Strasbourg, a adopté la proposition de la Commission européenne concernant les règles communes pour le marché intérieur de l'électricité. Le document propose non seulement la séparation patrimoniale complète, mais assure également de meilleures conditions pour l'investissement, garantissant la sécurité de l'approvisionnement et un meilleur accès aux énergies renouvelables.
La directive représente une étape importante dans la création d'un marché européen de l'électricité fiable, concurrentiel et transparent. Il garantira aux PME un meilleur accès aux réseaux, ainsi les consommateurs pourront acheter l'électricité à un prix concurrentiel. Les réseaux électriques élimineront les marchés européens énergétiques isolés (îles énergétiques) telles que les pays baltes et d'autres.
L'établissement d'un régulateur européen augmentera la coopération entre les régulateurs nationaux et jouera un rôle crucial assurant une véritable concurrence loyale dans le marché commun de l'électricité.
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15.06.2008
Le "Non Irlandais"
Les irlandais rejettent le Traité de Lisbonne.
L'Irlande était le dernier pays à utliser la voie du référendum pour la ratification du traité de Lisbonne est c'est loin d'être une réussite.
Déjà en 2001, les Irlandais avaient déjà rejeté le traité de Nice, par référendum. Il avait alors fallu organiser un deuxième vote sur l'île pour faire adopter le texte en concédant certains aménagements.
Il faut rappeler que l'Irlande est une jeune république. La population est très attachée à sa souveraineté récemment acquise. Cela semble la première cause de la victoire du « NON ».
Les irlandais reconnaissent que sans l'Europe et son aide financière, ils n'auraient pas pu organiser le redressement de leur économie et financer leurs réformes structurelles.
Les instances de l'Union européenne sont encore sous le choc.
Le premier ministre luxembourgeois et Président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker a indiqué que le traité de Lisbonne ne pourrait pas entrer en vigueur au 1er janvier 2009 comme initialement prévu, conséquence du « non » irlandais. Il plaidait aussi pour la constitution d'un noyau dur pour aller de l'avant.
Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes a expliqué :"Il faut que le processus de ratification aille jusqu'à son terme (...) et pendant ce temps-là laisser le temps de la réflexion aux Irlandais, savoir si moyennant quelques médiations ou une demande de leur part ils peuvent revoter",
Le président de la commission européenne a appelé à la poursuite des ratifications dans les autres pays, en soulignant que la commission « respectait » le choix des électeurs irlandais. Selon José Manuel Barroso, le sommet européen des 19 et 20 juin sera l’occasion de décider « comment continuer ».
Le président tchèque estime que tout est "fini"
Peut-on encore perdre du temps alors qu'aucun plan « B » n'est à l'ordre du jour?
Les 26 autres Etats membres de l'Union européenne ont opté pour une ratification parlementaire, ce que 18 capitales, dont Paris, ont déjà fait.
Le Parlement du Royaume-Uni devrait donc accepter le traité la semaine prochaine.
Puis, ce sera au tour des Pays-Bas. Jan Peter-Balkenende, le chef du gouvernement, a lui aussi affirmé que son pays continuerait l'examen du texte.
Dans les six autres pays concernés, reste un cas épineux: la République Tchèque. Le Premier ministre, moins tranché que son Président, et voit dans la décision irlandaise une "complication politique" . Il souhaite que la Cour constitutionnelle de son pays continue l'examen du texte. Elle devrait livrer son verdict à l'automne.
La situation semble donc pour l'heure très différente de celle de 2005, après les refus français et néerlandais.
Plus personne ne veut revivre trois ans d'immobilisme.
Une solution pourrait voir le jour pour apporter aux irlandais certaines garanties.
En 2001 une solution avait été trouvée pour que l'Irlande ratifie le traité de Nice, grâce à des gages octroyés sur la neutralité en matière de politique internationale.
Mais il faudra une forte mobilisation pour contrer les « noniste ».Un très épineux parcours s'annonce pour le gouvernement irlandais qui devra faire preuve de pédagogie envers ces citoyens.
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