01.07.2008

Jean ARTHUIS intervention sur la chaine public sénat

Intervention du 14 mai 2008 

 

30.06.2008

Le rassemblement des centristes devient une réalité

Discours de clôture du rassemblement Centriste du 29 juin 2008 au sénat 

Chers Amis,

Aujourd'hui, nous avons voulu nous retrouver pour dissiper le malaise qui nous avait atteints du fait de l'éclatement de notre famille. Il était urgent, vital de rompre avec un dilemme mortifiant: l'impasse ou le silence?

Notre sort collectif avait fini par nous échapper sous le choc des fractionnements suscités par les échéances électorales, à la veille ou au lendemain des scrutins, selon les circonstances et les rapports de forces. C'est malgré nous, que nous nous sommes un jour trouvés en marge de notre parti, exclus de notre maison.

C'est parce que nous voulions retrouver nos marques, nos repères, notre capacité de militer et de débattre ensemble, réenchanter notre engagement politique, conjurer le spectre de l'errance, écarter toute forme de résignation, que nous nous sommes réunis aujourd'hui.

Nous sommes venus parce que les Français et les Européens, dans un monde à la recherche de nouveaux équilibres, ont plus que jamais besoin de politique.

Nous sommes venus parce que pour la politique est action, parce que nos avons conscience de la nécessité et de l'urgence des réformes à accomplir, parce que nous mesurons à quel point l'attentisme altère nos chances de pouvoir répondre aux attentes de nos concitoyens, parce que nous voulons être acteurs et responsables.

Si nous entendons remettre d'aplomb le mouvement centriste, que nous soyons héritiers de la démocratie chrétienne, que nous soyons issus du radicalisme et de la pensée libérale, que nous soyons à la recherche d'un engagement militant, ce qui nous rassemble c'est le même attachement aux valeurs humanistes, sociales, libérales, européennes, c'est pour que le Centre soit audible, lisible, crédible.

 
Si nous voulons rassembler les membres de la famille centriste, c'est pour qu'elle soit indépendante.

Mais nous ne confondons pas indépendance et autonomie. Et l'expérience nous a démontré que l'autonomie, notre système électoral étant ce qu'il est, oui que l'autonomie conduit tout droit à l'isolement. La volonté d'agir nous dicte des alliances, mais des alliances clairement assumés, des alliances fondées sur une vision, sur un projet, sur des propositions concrètes.

Notre objectif n'est pas de créer un parti centriste supplémentaire.

Notre objectif est de créer les conditions favorables au regroupement, au rassemblement des centristes. La plupart d'entre nous sommes membres de l'UDF, mais l'UDF, le 30 novembre 2007, àVillepinte, a déposé son expression politique au congélateur, pour trois ans.

Pouvons nous nous résinier ainsi à trois ans de silence?

 Est-il imaginable de laisser passer les prochaines échéances électorales, de renoncer à présenter des candidats aux élections sénatoriales de septembre prochain, aux européennes de 2009, aux régionales de 2010, au motif que l'UDF a choisi, dans un cadre passionnel ou l'acclamation l'emporterait sur la délibération, de se mettre hors jeu. C'est parce qu'il ne saurait question de disparaître de la vie politique que nous devons nous organiser, sans plus attendre. C'est pour cela que nous nous sommes réunis aujourd'hui.

Notre devoir est de nous organiser, ai-je dit. A défaut de parti politique, celui que nous appelons de nos vœux, que nous attendons refonder avec tous les centristes, nous pouvons emprunter la voie associative. C'est ainsi qu'en Mayennne, nous avons créée l'Union Centriste-UDF de la Mayenne. La même initiative vient d'être prise en Seine-Maritime et en Loire-Atlantique. Il dépend de vous que le réseau se densifie rapidement, que se créent ainsi des relais départementaux..Il restera à le coordonner, à l'animer, à le faire vivre. Le Comité de pilotage qui vous a conviés à notre rassemblement, à l'invitation duquel vous avez répondu, est prêt à poursuivre son action pour vous aider, si vous le souhaitez, à constituer un relais dans votre département.

Oui, Chers Amis, notre Comité de pilotage s'engage pour mettre en place la fédération de nos associations départementales « Union Centriste ».

Dès l'automne, le temps de vous permettre de créer votre association départementale, nous programmerons une nouvelle réunion, ici à Paris, par commodité, pour constituer notre tête de réseau, la Fédération Nationale dont le nom sera mis en débat, ainsi que son organisation et sa gouvernance. C'est notre Comité de pilotage, demain notre Fédération, qui a vocation à dialoguer avec tous nos partenaires centristes pour faire vivre notre ambition.

D'ores et déjà, les députés du Nouveau Centre rencontrent leurs homologues sénateurs de l'Union Centriste-UDF.

Reconstruire ensemble, telle est notre ambition. A cet égard,le message que Jean-Christophe LAGARDE nous a adressé montre bien une volonté partagée de reconstruction du Centre.

Notre volonté est bien de rester fidèle à notre engagement collectif, de le vivre ensemble. C'est pour cela que nous devons travailler le fond, exprimer notre vision, formuler notre projet et nos propositions en déclinant les valeurs qui nous identifient.

Pour cela, nous devons prendre les moyens d'en débattre avec méthode, souci de cohérence et de clarté. Ni les gesticulations, ni les incantations, ni la communication ne peuvent se substituer aux actions concrètes et cohérentes:

-Comment adapter la France à la mondialisation et prévenir les risques de disparition de pans entiers de notre vie économique?

-Comment moderniser nos institutions pour préserver la démocratie et l'adhésion populaire?

-Comment relancer la construction européenne, passer d'une vision simpliste et dogmatique de zone de libre échange offerte au monde à une Europe politique apte à peser dans le monde?

Mais pour que la France pèse sur les choix européens, qu'elle retrouve son crédit, qu'elle soit écoutée, il faut qu'elle soit exemplaire à tous égards, que la maison soit en ordre. L'exemplarité est la plus convaincante des pédagogie! L'heure est venu de choisir la politique de nos moyens. Cette politique là passe par l'Europe.

C'est à toutes ces questions que nous devons répondre. Pour nous, la politique n'est pas le jeu du pouvoir. Mobilisons nous pour articuler nos propositions, rompre avec les tabous et les conventions anesthésiantes. Acceptons l'épreuve de la lucidité et de la vérité. Il n'y a rien de plus désolant qu'un pays qui n'a pas les moyens de sa politique.

Nous avons voulu nous réunir, aujourd'hui parce que nous ne supportons pas que notre courant de pensée soit laissé en jachère.

C'est bien la vision et le projet qui conditionnent nos alliances et notre participation à toute forme de gouvernement, à quelque niveau que ce soit. C'est dire si le temps presse compte tenu de la situation de la France et des incertitudes qui obscurcissent l'horizon. Le temps presse également car nous sommes à la veille d'échéances électorales. Et la première des alliances à sceller concerne les centristes, tous les centristes, pour prendre part, en ces temps de crises multiples, de doutes et de déséquilibre, au redressement de la France et à la remise en route de l'Europe.

Il dépend de chacun d'entre nous de remettre le Centre en marche.

Sachons tracer son chemin.

Oui, Chers Amis, nous y parviendrons en nous rassemblant.

 

Jean ARTHUIS

Président de la commission des Finances du Sénat

Sénateur Union Centriste-UDF

 

 

29.06.2008

Le rassemblement de la famille centriste

Ce dimanche 29 juin la famille centriste c'est réuni au sénat. A l'initiative de Jean-Arthuis président de la commission des finances du sénat, sénateur Union Centriste-UDF, et de Thierry CORNILLET député européen.

La première pierre du rassemblement de la famille centriste qui a porté le programme des dernières élections présidentielles sur la base des valeurs de l'UDF se sont donnés mission d'unir la famille centriste. 

Il ne s'agit nullement de créer un autre parti politique au centre. Notre seule ambition est de permettre la refondation de notre courant de pensé avec des alliances claires avec une ligne politique autour des valeurs qui sont les autres depuis plusieurs années.

Durant l'après midi plusieurs intervenant dont Mme BOUTTIN, Mme KELLER ont témoignés leur soutien à notre action et elles ont clairement dit que leur famille de coeur était ici, même si actuellement elles ont créées leur partis centriste au sein de l'UMP.

M LAGARDE absent ce jour, a tenu à exprimer lui aussi son désir en tant que président exécutif du Nouveau Centre, de voir notre action aboutir. Dès à présent, les députés Nouveau Centre et les sénateurs Union Centriste UDF vont travailler ensembles.

 Au niveau département dans les prochains jours, je contacterais les représentants des différents partis et sensibilités politiques pour créer les conditions nécessaires au niveau local, pour la fondation d'une association qui nous permettra de redémarrer notre parcours commun.

A partir de demain, je mettrais en ligne les différents sujets abordés lors de cette journée ainsi que les différentes interventions des personnalités présentes. 

Je tiens particulièrement à remercier ce soir de retour de Paris, l'ensemble des parlementaires et leurs assistants pour leurs chaleureux accueils et les féliciter sur l'organisation de cette première réunion zt tout particulièrement Mme Muguette DINI sénatrice.

 

28.06.2008

Amiante

Amiante: Enfin des indemnités

 

Une nouvelle condamnation d'une entreprise en faveur des salariés exposés à l'amiante.

 

Le conseil des prud'hommes de Bergerac a condamné une papèterie à indemniser ses anciens salariés 17 au total. Les salariés recevront aussi une indemnité relative au préjudice d'anxiété.

 

Ce nouveau jugement est une première en la matière car l'ensemble des ces salariés bénéficient

déjà d'une mise à la retraite prématurée. Leur employeur devra donc leur verser 9000 à 85 000 euros pour compenser la perte de 35% des revenus qu'ils auraient perçus jusqu'à l'âge légal de la retraite, ainsi que 10 000 euros chacun au titre du "préjudice d'anxiété". Ces sommes viendront ainsi en complément de l'allocation de cessation anticipée des travailleurs de l'amiante (ACAATA) qu'ils perçoivent déjà, et prend en charge 65% du salaire.

 

Le conseil des prud'hommes a estimé que cette mise à la retraite prématurée consistait "une perte de chance en ce que l'employeur, par son attitude, a privé les salariés d'une évolution de carrière normale et d'une retraite légitime compte tenu de l'augmentation de l'espérance de vie". En d'autres termes, il a "considéré en quelque sorte qu'il ne fallait pas infliger une double peine en ajoutant aux huit ans d'espérance de vie en moins une perte de revenus de 35%".

 

Ce jugement va certainement faire boule de neige et plusieurs associations de salariés vont engagés de nouvelles procédures.

 

Les spécialistes évaluent en effet à 3000 le nombre de décès annuels dus aux cancers et mésothéliomes liés à l'amiante en France. Des projections tablent sur quelque 100 000 décès d'ici à 2025.

Cette décision concerne potentiellement plusieurs dizaines de milliers de personnes ainsi que tous les salariés qui auraient pu bénéficier de ce dispositif et qui avaient renoncé pour des raisons économiques à partir en préretraite.