17.09.2008

Insécurité à Manosque.

Bizarre, vous avez dit bizarre!!!

Effectivement, on peut s'interroger sur les mouvements, les incivilités commises sur notre commune tout à coup.

La presse se réveille-t-elle? Les élections étant passées, la presse maintenant commente les faits divers qui avaient disparus depuis plus de cinq ans de leurs colonnes.

Malheureusement les actes d'incivilités, les attaques aux personnes, les cambriolages n'avaient pas disparus.

Ils étaient simplement oubliés, ou interdits de citer!!

Pour qu'elle raison les citoyens manosquins n'étaient pas informés des faits dans leur cité, je vous laisse seul juge.

Mais il suffit d'écouter la vie de la cité, d'écouter nos concitoyens, de regarder au tour de soi, pour mesurer l'état de notre commune sur le sujet.

Vol à la tire, Bris de vitrine, vandalisme, vente de produit stupéfiant au porte de nos collèges et lycées, voitures volées ou/et incendiées. Le ras le bol des habitants commencent à gronder.

Il est temps que le premier magistrat de notre ville agisse et vite.

 

04.09.2008

Réduire ses impôts

La loi Demessine...

Réhabilitation de logements dans le cadre de la Loi Demessine (article 199 decies EA du CGI) : une réduction d’impôt égale à 20 % du montant de l’investissement (logement plus travaux), dans la limite d’un plafond de 20 000 € pour un couple marié et de 10 000 € pour une personne seule, étalée sur 6 ans estaccordée pour toute acquisition de logement achevé avant le 1er janvier 1989 et faisant l’objet de travaux de réhabilitation. Le logement doit être situé dans une résidence de tourisme classée et dans certaines communes éligibles. Les travaux de réhabilitation doivent représenter au minimum 20 % du prix d’acquisition du logement avant travaux.Récupération de la TVA : le logement de la Résidence de Tourisme Classée étant loué par bail commercial d’au minimum 9 ans, l’acquéreur peut récupérer la TVA (Article 261 d 4 a et c du Code Général des Impôts).

03.09.2008

RSA

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Depuis le 1er mars dernier, le Conseil général de la Mayenne a fait le choix d’expérimenter, sur l’ensemble du département, le revenu de solidarité active (RSA).

Financé par le Conseil général pour les allocataires du RMI et par l’Etat pour les bénéficiaires de l’API (Allocation de parent isolé), le revenu de solidarité active garantit un complément de revenu pour toute personne qui, depuis le 1er mars 2008, reprend une activité ou une formation.

Le RSA poursuit trois objectifs :
- Faire en sorte que personne ne soit perdant, financièrement, dans la reprise d’un emploi,
- Garantir qu’une reprise d’activité permette de franchir le seuil de pauvreté,
- Permettre aux personnes concernées de disposer de revenus prévisibles et de prestations plus lisibles.


3 conditions pour bénéficier du RSA pendant 3 ans :

- être bénéficiaire du RMI (ou de l’API),
- habiter en Mayenne depuis au moins 6 mois,
- depuis le 1er mars : reprendre une activité salariée, augmenter son temps de travail, commencer une formation rémunérée ou créer son entreprise.

3 atouts pour un nouvel élan !

- 1er atout : un complément de salaire, quel que soit le nombre d’heures ou le type de contrat, calculé en fonction des ressources et de la composition de la famille ;
- 2ème atout : une bourse personnelle, plafonnée à 1 000 €, destinée à payer les frais liés au retour à l’emploi (frais de transport, de garde d’enfants…) ;
- 3ème atout : le soutien de professionnels disponibles.

La situation en Mayenne

En date du 7 août 2008, 371 personnes remplissent les conditions qui ouvrent droit au RSA dans le département. Un chiffre qui s’accroît puisque 75 personnes entrent, chaque mois, dans ce dispositif.

Ces 371 personnes se répartissent entre 222 hommes et 149 femmes. 29 % d’entre eux ont moins de 29 ans, 31 % ont de 30 à 39 ans, 27 % de 45 à 59 ans et 13 % ont plus de 50 ans.
C’est sur Laval que l’on trouve le plus fort taux de bénéficiaires (45 %).
Le RSA concerne principalement des personnes qui étaient au RMI depuis longtemps :
- 59 % d’entre-elles depuis plus de 12 mois,
- 14 % de 6 à 11 mois,
- 27 % moins de 6 mois.

L’événement déclencheur d’entrée dans le RSA était, pour 76 % une reprise d’activité, pour 14 % une formation rémunérée, pour 9 % une augmentation du nombre d’heures et pour 2% la création ou reprise d’entreprise.

01.09.2008

1 français sur 2 préoccupé par le pouvoir d'achat

Selon un sondage publié, lundi 1er septembre, par Le Parisien/Aujourd'hui en France, un peu plus d'un Français sur deux (51%) a pour préoccupation première la question du pouvoir d'achat, loin devant la santé (35%) et la garantie de retraite (30%).

L'attente en matière de pouvoir d'achat est en hausse de trois points par rapport au dernier sondage sur ce thème datant de novembre 2007, au contraire de la santé (-4%) et de la garantie de retraite (-7%).

L'éducation (22% à deux points de plus) et les droits en tant que salariés (7% avec un point de plus) sont les seuls autres thèmes en augmentation.

Sondage CSA réalisé le 27 août auprès d'un échantillon représentatif de 1.007 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Cette inquiétude se ressent aussi auprès des banques qui ont augmenter les conditions d'obtention de prêt. L'ensemble des indices sont au rouge.

En Allemagne le moral des entreprises continue de baisser.

La France devrait atteindre seulement 1% de croissance en 2008, alors que le gouvernement l'avait estimer entre 1,7 à 2%.

Le gouvernement semble retenir simplement 2% de croissance pour l'année 2009.

Il sera bien difficile de maîtriser une fois de plus le déficit public.

16.08.2008

Que représente le MoDem aujourd'hui

 

Résultats de la consultation des adhérents du Mouvement Démocrate (MoDem)

En temps que « ancien délégué départemental de l'UDF04 », je ne suis pas surpris par le peu de bulletin exprimé 15 629 sur les 60 000 adhérents revendiqués par le MoDem.Ce scrutin replace le parti de François BAYROU à sa juste mesure.

La participation confirme le désengagement des militants après les dernières élections dont les municipales qui ont encore ajouté un certain discrédit sur la ligne de conduite de ce parti. A force de dire « ni à droite, ni à gauche », mais avec tous du moment que l'on est élu, est le véritable visage des candidats présents lors de cette élection.

Pour toutes ses raisons je n'ai pas souhaité participer à cette mascarade qu'est le Mouvement Démocrate. Je souhaite simplement que demain les partis qui composaient jadis l'UDF puissent se mettre ensemble autour de la même table et défendre ensemble les valeurs que nous partagions depuis des années.

C'est pour cela que je me suis engagé dans cette tâche en étant le relais départemental de l'Union Centriste. La forme associative et non politique faciliterons les rapprochements entre adhérents des différents courants politiques centristes de notre département.

Cela prendra certainement du temps. Mais par le dialogue et les rassemblements que nous préparons, je suis convaincu que nous retrouverons une certaine cohésion aussi bien au niveau local que sur le plan national avec un nombre croisant d'élus qui rejoignent notre action.

13.08.2008

Le piratage durant les conflits

 

Selon des responsables fédéraux, les récentes attaques contre la Géorgie sont révélatrices. Certains Etats disposent désormais d’armes « cyber » efficaces

Même s'il faut lui reconnaître quelque peu le sens du dramatique, James Finch, directeur adjoint de la division cybercrime du FBI rappelle que la Russie et la Chine figurent en tête de leurs préoccupations.

"Certains Etats frappent à notre porte tous les jours et sont une menace pour la sécurité nationale" ajoute le responsable. Preuve en est les récentes attaques de la Russie contre son voisin géorgien. Signe que la « cyber-guerre » est désormais courante dans les conflits. Ce week-end, en parallèle des bombardements des villes de Gori et de Tbilissi, les services géorgiens auraient donc été rendus aveugles.


Dès lors, le gouvernement américain voit se poser les mêmes problèmes que ceux de son secteur privé. A savoir que la maintenance de certains réseaux informatiques sont délégués à des infrastructures privées, il peut alors leur être difficile de ne pas se faire dérober certaines données sensibles.

Certains officiels pensent désormais que le gouvernement devrait plus se préoccuper de l'infrastructure des réseaux y compris celle des gros calculateurs configurés en batteries. Cette proposition soulève cependant un problème de taille que relève James Finch : "si vous avez un modèle de fonctionnement basé sur le profit, ce n’est pas au gouvernement seul de supporter la responsabilité d’un risque de crash".

D’un autre côté le directeur de l’U.S CERT, Mischel Kwon, pense qu’il n’est pas concevable pour des agences émanant du gouvernement de créer un réseau 'sécurisé' qui divorcerait d’Internet.

Les services américains s’interrogent donc quant à la politique à suivre en matière de « cyber défense ». Nul doute qu’ils en sauront en peu plus dès la rentrée lorsque les candidats à la maison blanche se positionneront clairement sur la question.



Pendant que le conflit entre la Russie et son voisin géorgien se durcit sur le terrain militaire, des observateurs révèlent que des sites gouvernementaux ont été piratés

Après un improbable cessez-le-feu, plusieurs sources d'informations font part ce lundi de nouveaux bombardements russes dans les faubourgs de Tbilissi, capitale de la Géorgie. Les offensives terrestres et aériennes se font donc de plus en plus prégnantes aussi bien sur le terrain des opérations militaires que stratégiques.

Des observateurs ont relevé que des sites du gouvernement géorgien ont été piratés par des 'hackers'. Il semblerait que ces pirates soient russes à en croire des informations du Washington Post. Dès lors, de nombreux sites en ".ge" étaient encore indisponibles ce 11 août, principalement des sites officiels ainsi que des sites commerciaux.

Signe que la cyberguerre est désormais courante dans les conflits, les services géorgiens auraient donc été rendus aveugles pendant les bombardements russes de ce week-end.

Jart Armin, spécialiste de la sécurité révèle ainsi que depuis plusieurs jours déjà, les intérêts de la Géorgie sont la cible d’une "véritable tempête d’attaques informatiques en provenance de la Russie ", ces attaques seraient dans leur grande majorité du type 'déni de service' (DoS).

Un mode d'attaque qui n’est pas sans rappeler celui perpétré contre l'Estonie en 2007. L’Etat balte reconnu comme étant le plus connecté d’Europe (90 % des transactions bancaires sur la Toile) avait alors vu tous ses sites officiels tomber un par un sous les coups de boutoir d'attaques avec « botnets ».

Le piratage des sites géorgiens aurait donc un goût de déjà vu, puisque l’attaque estonienne avait été identifiée comme provenant de Russie.

07.08.2008

Réforme des 35 heures et les cadres

 

Temps de travail - La grogne monte chez les cadres

 

 

Alors qu'un texte réformant la loi sur les 35 heures a été adopté fin juillet, il semble que les cadres français ne soient pas satisfaits de leur sort, comme l'illustre un sondage réalisé pour Les Echos par l'Ifop : Si 92 % des cadres s'estiment globalement contents de leur situation professionnelle, il ne s'agirait que d'une satisfaction "de façade", (seuls 44 % sont très satisfaits de leur situation, contre 48 % plutôt satisfaits), masquant des éléments de récrimination, selon Jérome Fourquet, directeur adjoint du département opinion et stratégies d'entreprise de l'institut.

En tête de ces éléments : le niveau des salaires. En effet, selon l'étude, ils ne sont qu'un sur deux à s'estimer satisfaits sur ce point précis. Autre aspect de la vie de bureau qui fait grincer des dents, les perspectives d'évolution de carrière. Là, c'est même pire que pour les salaires, puisqu'ils ne sont plus que 39 % à les juger satisfaisantes. Les formations proposées dans le cadre du travail sont aussi à l'amende : à peine plus d'une personne sur deux (51%) les juge satisfaisantes. Autre sujet d'inquiétude, la confiance des cadres vis-à-vis de leur direction a tendance à s'effriter. Notamment avec les ressources humaines puisque les cadres ne sont plus que 57% à leur accorder leur confiance. Un chiffre qui perd 6 points en deux ans. A l'inverse, la confiance accordée aux collègues monte en flèche à 93% avec 10 points en plus. Preuve selon Jérome Fourquet, de la perplexité des cadres face "à la gestion à court terme qui heurte leur vision de l'entreprise".

Autre point qui peut s'avérer problématique dans un avenir proche : la question des RTT. Alors que le 23 juillet, un millier de cadres avaient manifesté devant le Sénat contre la réforme du temps de travail, selon le sondage Ifop pour Les Echos, moins d'un cadre sur deux se dit prêt à céder tout ou partie de ses jours. La raison en semble claire : ils estiment déjà travailler beaucoup et sont 78% à estimer déjà faire des heures supplémentaires non rémunérées. D'où, selon Jérome Fourquet, un risque de tensions futures "si les entreprises saisissent la possibilité que leur donne la loi sur les 35 heures de tout remettre à plat".

27.07.2008

Réforme des institutions

Réforme des institutions


Malgré une très courte majorité, la réforme a été adoptée. Nos représentants au congrès ont voté en faveur du texte présenté.

Le parlement trouve son rôle renforcé, l’usage du 49-3 se voit limité dans son utilisation.

Tout citoyen pourra saisir le Conseil Constitutionnel à travers le filtre du Conseil d’Etat et de la Cour de Cassation.

Un défenseur des Droits est nommé pour 6 ans par le Président de la République avec pour rôle de recueillir les réclamations des citoyens s’estimant lésés par un service public.

Désormais le Conseil supérieur de la magistrature ne sera plus nommé par le Chef de l’Etat.

Sur l’Europe toute ratification pourra se faire par référendum sauf si une majorité des 3/5 dans chaque assemblée saisit le Président qui devra opter pour l’un ou l’autre des modes de consultations.

Maintenant la révision constitutionnelle votée, il nous appartient de la faire vivre, aux Françaises et aux Français : parlementaires et citoyens auront désormais l'occasion de rendre leur République plus démocratique.

Il est dommage que le parti socialiste se soit défilé derrière des attitudes politiciennes avec comme seul principe l'opposition systématique. Le parti socialiste avec Jean-Louis BIANCO en tête aurait mieux fait de s'abstenir. Il est dommage que la nouvelle génération politique comme M. Valls qui était favorable au vote de la modification de la constitution se soit retrouvé muselé sous peine comme Jack LANG de se voir sanctionner. Manuel Valls est l'un des quatre députés socialistes à avoir signé mardi un texte critiquant la "stratégie d'opposition pavlovienne" de leur parti dans le débat sur les institutions. Christophe Caresche, Jean-Marie Le Guen et Gaëtan Gorce sont les autres signataires.

19.07.2008

Communiqué de Jean ARTHUIS

A la veille des vacances, nous devons accélérer la mise en place notre organisation. Les associations départementales se multiplient à vive allure. Notre site Internet est en voie de constitution afin de faciliter la diffusion de l'information au sein de notre réseau. Pour modestes que sont nos besoins, il importe de disposer d'un minimum de moyens.

Le collège des élus qui ont pris l’initiative de notre rassemblement du 29 juin ne chôme pas, il se réunit chaque semaine. Ce mercredi 16 juillet, il a décidé de créer notre association nationale pour régler les problèmes matériels. Il est clair que ces dispositions ont été prises à titre provisoire, dans l’attente d’une convention, à l’automne. Mes collègues m’ont demandé d’en prendre la présidence. Ce que j’ai accepté avec joie, conscient de mes devoirs.

Nous sommes une équipe, Muguette Dini est vice-présidente, Thierry Cornillet secrétaire, Philippe Nogrix trésorier. Nous allons faire au mieux et préparer la rentrée. Bref, ça bouge et je ne doute pas que nous parviendrons à « rassembler les centristes ».

Jean ARTHUIS 

Droit international humanitaire

Thierry Cornillet

"Le non-respect du Droit international humanitaire doit être imprescriptible"

16 juillet 2008

Thierry Cornillet ©Parlement européenInterview de Thierry Cornillet, Député européen depuis 1999 (Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe), membre de la commission du Développement. Ancien Maire de Montélimar (1989 à 1999), ancien député (UDF) de la Drôme (1993 à 1997) et ancien président du Parti radical valoisien.

Rapporteur permanent au Parlement européen sur l’aide humanitaire, Thierry Cornillet est très investi et très actif dans les domaines de l’aide au développement et de l’humanitaire.
Après le cyclone Nargis qui a dévasté une partie de la Birmanie faisant près de 85 000 morts, le terrible séisme, d’une magnitude de 7,9, qui a frappé la province chinoise du Sichuan et la crise alimentaire mondiale, la question de l’efficacité de l’aide humanitaire et de la lutte contre la pauvreté sont plus que jamais au cœur des préoccupations des Européens et de la Communauté internationale.
A l’origine d’importantes résolutions du Parlement européen sur ces différents thèmes, Thierry Cornillet revient dans cette interview sur les grands principes de la politique européenne d’aide au développement, ses réalisations, son efficacité et ses perspectives. Il plaide pour l’affirmation du principe de la "responsabilité de protéger" et lance une initiative visant à la sanctuarisation du Droit international humanitaire.

Le Cercle des Européens : L’aide au développement est une politique majeure de l’Union européenne puisque celle-ci représente plus de la moitié (55%, soit 46 milliards annuels et 100 euros par citoyen de l’UE) de l’aide publique au développement dans le monde. Pouvez vous nous donner les grands principes et objectifs de cette politique ?

Thierry Cornillet : Le principe central de cette politique de l’Union est d’assurer un développement parallèle de tous.

Le problème n’est pas seulement de type "humanitaire" ou d’entraide entre les hommes peuplant la même terre. Cette générosité est présente bien sûr, mais pour l’UE aider, c’est aider à se développer, ce n’est pas seulement un partage de richesses mais aider à la création de richesse. C’est pourquoi notre aide est multidimensionnelle. Elle porte à la fois sur la formation des hommes, sur les infrastructures et bien sûr dans le domaine social et l’aide alimentaire.

La politique d’aide au développement est particulièrement importante en Afrique et elle se fonde sur les accords de Cotonou. En quoi consistent ces accords et pouvez-vous en dresser un bref bilan ?

Les accords de Cotonou sont les derniers d’une longue série qui ont constitué l’axe principal de la politique d’aide de l’UE vis à vis des pays les moins avancés. Dans le cadre de la coopération Afrique-Caraïbes-Pacifique/Union européenne, nous établissons un partenariat avec 78 pays issus de ces 3 zones et le Fonds Européen de Développement (FED) en est le principal levier financier. Il est doté pour la période 2007- 2013 de 15,1 Milliards d’euros.

Au total depuis les accords de Yaoundé, c’est plusieurs dizaines de Milliards d’euros qui ont été distribués selon des procédures propres à l’UE en accord avec nos partenaires respectant les principes de l’appropriation.

Les objectifs du millénaire pour le développement (OMD), fixés dans le cadre de l’ONU en 2000, visent à réduire la moitié la pauvreté à l’horizon 2015. Quel est le bilan, à mi-chemin ? La crise alimentaire mondiale n’oblige-t-elle à revoir ces objectifs ? Quel est le sens de la résolution du Parlement européen à ce sujet ?

Je crains que nous n’en soyons encore loin. Certes l’objectif était ambitieux et il doit être maintenu mais il oblige à une vraie prise de conscience de la part des donateurs mais aussi des gouvernements concernés pour qu’ils prennent les décisions propres à atteindre ces objectifs. Il s’agit d’une responsabilité partagée.

Pour ce qui est de la crise alimentaire, naturellement elle influe sur les réalisations des objectifs car plusieurs centaines de millions de personnes dans le monde affectent 2/3 de leur maigre revenu (- de 1 à 2 dollars par jour) à la nourriture.

Dans sa résolution le Parlement européen a réaffirmé sa volonté de ne pas passer les OMD en perte et profit mais d’en refaire un objectif d’action politique.

Il semble que l’aide au développement, contrairement aux objectifs de l’OMD soit en diminution en Europe, avec une baisse de 0,41% à 0,38% du Revenu National Brut de l’UE. Parmi les Etats qui ont diminué leur contribution figure la France. Quelle est la raison de cette attitude ?

L’angélisme et la bonne volonté ne feront pas tout. D’une part il est vrai que les objectifs affichés n’ont pas été atteints. Rappelons que l’objectif final serait de 0,7% du RNB mais soyons conscients que passer de l’expression en pourcentage du RNB en euros, cela représente un nombre respectable de milliards d’Euros. Et cet argent il faut le prendre soit dans d’autres budgets soit en augmentant les impôts. En fait, c’est vrai dans d’autres pays que le notre mais il semble que les gouvernements ne soient pas prêts, quelque soit d’ailleurs leur couleur politique, à rendre ces arbitrages douloureux (à la notable exception des pays scandinaves) mais il faut aussi regarder en valeur absolue mais la France n’est pas la plus mal placée même si elle doit tenir tous ses engagements à terme.

Le 22 mai, le Parlement européen a adopté une résolution sur l’efficacité de l’aide au développement dont la principale conclusion est que "l’aide au développement n’est pas suffisamment performante" et qu’il faut en vue de remédier à cette situation lutter fermement contre la corruption. Quelle est la mesure de cette corruption, et quels pays touche-t-elle plus particulièrement ?

L’ONG transparenty international a donné un classement. L’on peut s’y référer il est assez fiable. L’efficacité de l’aide doit être mesurée en termes d’efficience économique et sociale. Et cette responsabilité d’efficacité doit être partagée entre pays donateurs, qui doivent "tracer" l’argent donné car il s’agit d’argent public et des comptes doivent être rendus, et gouvernements récipiendaires qui ont l’obligation d’utiliser au mieux dans l’intérêt de leur population les sommes qui sont affectées.

Il semble que le Kosovo soit le pays où l’aide au développement est la plus importante au monde par tête d’habitants et où le détournement des aides est le plus criant (10% des aides à peine irait à leur juste destination, les 90% étant détournés par des mafias ? Pouvez-vous confirmer ces estimations et pourquoi les autorités communautaires, notamment le Parlement européen ne se saisissent-elles pas du dossier ?

Le Kosovo n’est pas dans le domaine couvert par la Commission du Développement car situé en Europe. En toute hypothèse une enquête s’impose et les Institutions européennes ont les structures de contrôle adéquates. Il faut les mettre en œuvre.

Thierry Cornillet et Louis Michel, Commissaire européen à l’aide au développement et à l’humanitaire

Il est de même de notoriété publique que les aides de l’UE à l’Autorité Palestinienne ont été largement détournées de leur destination. Cette situation perdure-t-elle ? Dans le cas où la corruption aurait pu être éradiquée, comment ce résultat a-t-il pu être atteint ?

L’UE est le principal soutien financier des Palestiniens avec au total 500 millions d’euros d’aide annuelle. Le contrôle de cet argent public est impératif mais difficile du fait de la situation politique et du problème qui prend souvent des aspects passionnels.

Lors des débats au Parlement européen de mai 2008 sur l’efficacité de l’aide au développement, il a été proposé de mettre en place des nouveaux outils pour évaluer l’aide et garantir son utilisation efficace. Quels sont ces outils et qu’en attendez-vous ?

Parmi ceux-ci l’appui budgétaire direct, c’est à dire d’abonder le budget de tel ou tel Ministère d’un pays partenaire en vue de tels ou tels projets ou objectifs quantifiés. Cela n’est possible que dans les pays où existe une certaine orthodoxie financière et budgétaire et où il soit possible à l’UE de tracer l’usage effectif qui a été fait de l’argent attribué. Cette nouvelle forme d’aide vient en complément de celle directement aux projets. Elle permet d’accompagner l’effort national réalisé, est moins lourde en procédure bureaucratique et plus facilement vérifiable.

Le Parlement européen a également proposé de supprimer la conditionnalité politique qui permettait pourtant de demander aux pays attributaires des aides des efforts dans le sens de la protection des droits de l’homme. Ne trouvez-vous pas étonnant que le Parlement européen, dont le rôle dans la défense des droits de l’homme est si emblématique, fasse une telle suggestion ?

Le PE a été moins direct que cela. Parmi les objectifs de l’aide, persistent la défense des Droits de l’Homme et la bonne gouvernance. Il serait souhaitable que tous les pays donateurs aient le même souci "éthique". Je pense à la Chine bien sûr qui n’exige aucune conditionnalité politique pour son aide.

Louis Michel ancien ministre belge des Affaires étrangères, et actuellement Commissaire européen à l’aide au développement et à l’humanitaire, veut promouvoir le partenariat stratégique décidé lors du dernier Sommet Europe/Afrique de Lisbonne en décembre 2007. Quel est ce partenariat stratégique et en quoi diffère-t-il des relations actuelles entre l’UE et l’Afrique ?

Il s’agit du nouveau partenariat stratégique lancé par Louis Michel il y a 2 ans (et relayé au PE dans le cadre du rapport Martens). Les grandes lignes sont :
Se donner les moyens - d’abord financiers- pour réaliser les OMD.
Mieux cibler les priorités : santé, éducation et sécurité alimentaire.
Asseoir, par ailleurs, la gouvernance démocratique et les droits de l’homme et l’architecture africaine de paix et de sécurité.

Par rapport aux plans stratégiques antérieurs, la nouvelle stratégie n’est plus unilatérale, mais conjointe. Un dialogue est engagé. Une dimension parlementaire est ajoutée dans le suivi et la mise en œuvre du nouveau partenariat.

Quatre objectifs sont assignés à cette stratégie : assurer un partenariat politique, la promotion de la paix, relever les défis planétaires (environnement, sida...), le partenariat est axé "sur les personnes", valorisant les instances non étatiques.
Enfin, le principe de la "responsabilité de protéger" est consacré.

L’Union pour la Méditerranée doit-elle jouer un rôle dans la mise en place de ce partenariat ? Comment voyez-vous ce projet d’Union pour la Méditerranée ?

L’UPM est une remarquable idée et je sais gré au Président Sarkozy de l’avoir lancé et maintenu malgré les vicissitudes et les croques en jambes. Elle est essentielle pour notre partie du monde. La Méditerranée à l’échelle de la Planète est un lac. Il faut donc se parler et vivre ensemble entre riverains. Mais aider les pays du sud bordant la Méditerranée ne veut pas dire oublier l’Afrique. Bien au contraire, tout développement des pays du Maghreb ne pourraient être que bénéfique aux pays limitrophes notamment sub-sahariens.

L’aide humanitaire n’a pas exactement la même fonction que l’aide au développement, puisque son but dans la ligne des Conventions de Genève de 1949 d’assurer la protection des populations civiles, en cas de catastrophes ou de conflits. Quel est le rôle de l’Europe en la matière ?

Une fois encore un le premier rôle consiste en la mobilisation d’argent ; plus de 2 Milliards/an pour l’UE. Il s’agit ensuite de donner des impulsions et d’engager la réflexion sur ce que doit être en 2008 l’aide humanitaire. Cela a été le sens du Consensus sur l’humanitaire réfléchi et adopté par les 3 institutions de l’UE et qui nous sert de vade-mecum pour l’action.

J’ai eu aussi l’occasion de faire admettre le concept de catastrophes naturelles "prévisibles", entendons par là tous les cataclysmes qui sont dus au changement de climat (orage, cyclone, inondations, montée des eaux). On sait maintenant que ces catastrophes surviendront et on sait dans quels pays mais on ne sait pas précisément quand. Il faut s’y préparer.

Vous avez déposé le 20 mai 2008, aux côtés d’autres députés européens, une proposition de résolution du Parlement sur "la situation tragique en Birmanie". Face à l’entêtement de la junte qui préfère sacrifier la population plutôt que d’accepter les secours de l’extérieur, que peuvent faire les occidentaux et l’Europe en particulier ?

Ne pas l’admettre et estimer qu’il y a peu de différence entre tuer et laisser mourir. Il faut donc que les responsables birmans rendent des comptes à la Communauté Internationale. Il y a une graduation possible, de la saisie des biens au Tribunal international. C’est à l’ONU de prendre ses responsabilités. Mais le cas birman est tellement exemplaire qu’il ne peut que servir de référence à l’action.

L’actuel ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner a fortement milité en faveur du droit d’ingérence, une notion qui remonte au 17ème siècle lorsque Hugo Grotius dans "De Jure Belli ac Pacis" se référait à "un droit accordé à la société humaine" pour intervenir lorsqu’un tyran "ferait subir à ses sujets un traitement que nul n’est autorisé à faire subir". Etes-vous pour le droit d’ingérence, notamment en Birmanie ?

Je préfère la notion de "responsabilité de protéger". C’est une notion positive qui s’applique à tous gouvernements qui a l’obligation de protéger sa population des catastrophes naturelles bien sûr mais aussi de tout traitement inhumain tel que génocide, discrimination ethnique etc....Tout gouvernement doit s’y conformer mais s’il est constaté, et seul le Conseil de sécurité de l’ONU peut le faire, qu’un Etat faillit à cette notion universelle, alors la Communauté internationale aurait le devoir de s’y substituer pour pallier à l’inaction ou corriger une action négative du dit Etat.

Il me semble qu’il est très important que l’ONU clarifie ses vues sur ce sujet et en l’espèce, le cas birman, si caricatural, devrait faire avancer la réflexion.

Vous écrivez dans votre blog "Il est grand temps que le Droit International Humanitaire si souvent bafoué ou pas respecté soit sanctuarisé par une Convention Internationale et que tout manquement soit puni de façon imprescriptible" et vous annoncez : "C’est le sens de la proposition que je ferai lors de la Conférence Internationale sur le Droit de l’Humanitaire qui se tiendra à Bruxelles le 16 septembre prochain en liaison avec la Commission européenne et avec le Commissaire européen Louis Michel." Pouvez-vous en dire plus ?

Le 16 septembre prochain, j’organise en "co-production" avec le Commissaire Louis Michel au Parlement européen une grande Conférence Internationale sur le Droit International Humanitaire (DIH). Le DIH est la seule part de "civilisation" qui reste dans les conflits. Son respect est donc essentiel et comme je crois plus à la peur du gendarme qu’au réflexe d’humanité de la part des belligérants, je propose que le non-respect du DIH soit imprescriptible.

Cela signifie que tout manquement pourra être évoqué et puni même si la situation de conflits est terminée. Il faut rendre des comptes de son attitude en tant que guerrier. C’est pour cela que je propose de "sanctuariser" le respect de ce Droit dans une Convention ad hoc qui prévoit aussi la procédure de constat et la saisine du TPI ou d’un tribunal international approprié

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