05.07.2008

Bulletin d'adhésion à L'Union Centriste des Alpes de Haute Provence (04)

Cher Amis,


Ce dimanche 29 juin, s'est déroulé au sénat, une réunion à l'initiative des sénateurs Union Centriste-UDF, ainsi que de cinq députés européens et un député UDF.

Cette réunion avait pour but de déterminer le cadre et les conditions nécessaires à la refondation d'une maison commune où nous les centristes, nous pourrons débattre ensembles de notre avenir commun.

J'ai accepté de créer localement, une association loi 1901 qui permettra, je l'espère, de nous rassembler. Dans chaque département les mêmes associations vont voir le jour. A l'automne naîtra une Fédération nationale.

Le Comité de Pilotage composé de Jean ARTHUIS, Muguette DINI, Thierry CORNILLET, Yves DETRAIGNE, Catherine MORIN-DESAILLY, Thierry BENOIT, Jean-Marie CAVADA, François ZOCCHETTO, Philippe NOGRIX, s'est engagé à mettre en œuvre les contacts au niveau national pour soutenir cette démarche auprès des différents responsables des partis centristes.

Notre objectif n'est pas de créer un nouveau parti centriste mais de poser les bases d'un rassemblement au sein d'une même maison, regroupant l'ensemble des mouvements centristes français avec des propositions claires et des alliances claires comme nous l'étions par le passé.

Pour l'instant , il est inutile de démissionner du parti auquel vous avez peut être adhéré après les présidentielles.

Par le passé, nous avons parcouru un bout de chemin ensemble, je vous propose donc de poursuivre notre engagement passé au sein de cette association.

Je souhaiterais connaître votre position et, éventuellement, répondre à vos questions.

Le temps nous est compté. J'aimerais donc vous compter parmi les membres du Bureau ou CA ou simplement membre de cette future association.

Dès à présent, Députés Nouveau Centre et sénateurs Union Centriste-UDF vont travailler ensemble au niveau parlementaire.

Pour plus d'information, je vous donne rendez-vous sur mon blog ou plusieurs interventions du 29 sont reprises.

Vous trouverez ci-dessous le fichier du bulletin d'adhésion

BULLETIN D'ADHESION.pdf


 

J'attire votre attention et j'insiste sur le fait que nous construisons une association et non un nouveau parti. Le but étant le rassemblement des centristes.

J'ai pris engagement avec le Comité de Pilotage de créer cette association dès la semaine prochaine.

Pour information, je ne suis adhérent à ce jour d'aucun parti.

Amicalement

Jean-Michel ROVIDA

Thierry BENOIT se rapproche du Nouveau Centre

Le député Thierry BENOIT UDF se rapproche du groupe Nouveau Centre à l'assemblée Nationale.

Thierry Benoit proche de Jean Arthuis et membre du Comité de pilotage du rassemblement des courants centristes, a engagé les démarches administratives pour que son rattachement soit effectif le plus rapidement possible.

Le rassemblement des anciens membres de l'UDF commence à porter ses fruits sur le terrain. Ainsi plusieurs associations se sont créés sur le territoire national.

Rassemblant les orphelins de l'UDF après la création du MoDem.

Dans notre département ce n'est plus qu'une question de jour.

Je reçois de nombreuse demande d'information et je serais en mesure de vous confirmer le dépôt de nos statuts dans les jours qui viennent.

Jean-Michel ROVIDA

jmrovida@live.fr 

 

 

 

30.06.2008

Nouveau Centre et Union Centriste-UDF

Message à l'attention de Jean ARTHUIS

de

Jean-Christophe LAGARDE 

 

Mon cher Jean, Chers Amis,

Je suis vraiement désolé de ne pas être parmi vous ce 29 juin,étant en Allemagne pour des engagements pris de longue date, liés au Jumelage de ma commune.

Néanmois, je souhaiterais par ce message te dire l'intêret que je porte à la démarche que tu conduis avec nombre de nos amis. Oui, nous voulons tous que la famille centriste se réunisse à nouveau pour redevenir la force politique qu'était l'UDF avant que François BAYROU décide de la faire disparaître.

Après le traumatisme que nous avons vécu lors des élections présidentielles, nous sommes tous orphelins de cette grande famille politique. L'éclatement du Centre a déjà marqué son affaiblissement. Si cette situation perdurait, elle signifirait à coup sûr notre disparition. En créant le Nouveau Centre nous avons voulu offrir un lieu ou les UDF, les Centristes pourraient s'exprimer à nouveau, se rassembler et reconstruire l'espace politique que nous occupions à partir des valeurs et des convictions qui nous ont toujours animées. de nombreux amis, militants, sympathisants nous ont rejoints, mais d'autres expriment des réticences.

pourtant, l'essentiel est que ces valeurs, nous les partageons ensemble, avec vous qui êtes réunis ce 29 juin.Nous devrons donc les porter ensemble dans l'avenir . Car nous partageons autre chose. C'est la certitude que ceux qui pensent la même chose, qui se battent pour les mêmes objectifs, qui veulent faire vivre leurs idéaux communs doivent se retrouver dans la même organisation politique.

C'est le sens de la démarche que tu inities aujourd'hui, c'est le sens de la notre.

Il est donc souhaitable que dans les mois qui viennent nous puissions échanger avec vous sur les voies et moyens de cette réunification. A mes yeux, tout est ouvert. il nous faut définirde nouvelles règles de vie en commun, établir clairement notre stratégie politique, clarifier les relations que nous voulons avoir avec nos partenaires et nos alliés.Nous devons reconstruire notre chemin, refonder notre ambition qu'un des notres puissent accéder un jour à la plus haute responsabilité de l'Etat, nous donner les moyens de reconstruire demain une alliance dont nous serons le pôle majeur.

Je l'ai dit, tout est ouvert mais je pense également que nous n'avons pas beaucoup de temps devant nou carle temps qui passe ne nous renforce pas. Nous devons donc, si vous en êtes d'accord nous mettre au travail rapidement, d'abord à travers les combats parlementaires, comme nous l'avons engagé dans les débats sur la constitution, puis lors de discussions sur les nouveaux projets que nous souhaitons porter devant les Français. Alors viendra naturellement le temps de règler le problème de la structure politique.

Votre réunion de ce jour nous permet de partager cette perspective de reconstruction. Je vous en remercie, vous souhaite de bons débats et vous dis à trés bientôt

Jean-Christophe LAGARDE

 Député-Maire de Drancy

Président Exécutif du Nouveau Centre 

29.06.2008

Le rassemblement de la famille centriste

Ce dimanche 29 juin la famille centriste c'est réuni au sénat. A l'initiative de Jean-Arthuis président de la commission des finances du sénat, sénateur Union Centriste-UDF, et de Thierry CORNILLET député européen.

La première pierre du rassemblement de la famille centriste qui a porté le programme des dernières élections présidentielles sur la base des valeurs de l'UDF se sont donnés mission d'unir la famille centriste. 

Il ne s'agit nullement de créer un autre parti politique au centre. Notre seule ambition est de permettre la refondation de notre courant de pensé avec des alliances claires avec une ligne politique autour des valeurs qui sont les autres depuis plusieurs années.

Durant l'après midi plusieurs intervenant dont Mme BOUTTIN, Mme KELLER ont témoignés leur soutien à notre action et elles ont clairement dit que leur famille de coeur était ici, même si actuellement elles ont créées leur partis centriste au sein de l'UMP.

M LAGARDE absent ce jour, a tenu à exprimer lui aussi son désir en tant que président exécutif du Nouveau Centre, de voir notre action aboutir. Dès à présent, les députés Nouveau Centre et les sénateurs Union Centriste UDF vont travailler ensembles.

 Au niveau département dans les prochains jours, je contacterais les représentants des différents partis et sensibilités politiques pour créer les conditions nécessaires au niveau local, pour la fondation d'une association qui nous permettra de redémarrer notre parcours commun.

A partir de demain, je mettrais en ligne les différents sujets abordés lors de cette journée ainsi que les différentes interventions des personnalités présentes. 

Je tiens particulièrement à remercier ce soir de retour de Paris, l'ensemble des parlementaires et leurs assistants pour leurs chaleureux accueils et les féliciter sur l'organisation de cette première réunion zt tout particulièrement Mme Muguette DINI sénatrice.

 

12.06.2008

Des pesticides dans le vins

Question orale d'Anne-Marie Payet(sénatrice Union Centriste-UDF), portant sur les pesticides dans le vin.

Une récente étude a mis en évidence la présence élevée de pesticides dans le vin. Portant sur divers vins d'Europe et du monde entier, elle a été réalisée par les associations du Pesticide Action network-Europe (PAN-Europe) dont fait partie le mouvement pour le droit et le respect des générations futures. Quarante bouteilles de vin rouge ont été ainsi analysées, en provenance de France, d'Autriche, d'Allemagne, d'Italie, du Portugal, d'Afrique du Sud, d'Australie et du Chili ; trente-quatre provenaient de l'agriculture intensive et six de l'agriculture biologique : tous les vins conventionnels testés étaient contaminés, chaque échantillon contenant en moyenne plus de quatre résidus de pesticides différents, les plus contaminés d'entre eux contenant même jusqu'à dix pesticides ! Les niveaux de contamination sont variables mais comme il n'existe pas de limite maximale autorisée (LMR) pour le vin, l'on se réfère à celle utilisée pour le raisin qui est très élevée. Les niveaux de contamination observés dans le vin sont beaucoup plus élevés que ceux tolérés pour les pesticides dans l'eau du robinet, jusque 5 800 fois supérieures !

Ces résultats témoignent d'une utilisation très intensive des pesticides en viticulture, laquelle occupe 3 % des surfaces cultivées mais utilise 20 % de ces produits. Parmi les résidus trouvés, de nombreuses molécules sont des cancérigènes possibles ou probables, des toxiques du développement ou de la reproduction, des perturbateurs endocriniens ou encore des neurotoxiques. Les risques sanitaires encourus par les consommateurs sont donc considérables.
Mon objectif n'est pas d'attaquer la viticulture mais d'améliorer le vin, souvent considéré comme une boisson saine et bénéfique pour la santé quand il est consommé avec modération. Une telle concentration de pesticides dans le vin nuit à sa réputation. Le Gouvernement doit faire en sorte que les législations européennes en préparation éliminent les pesticides les plus dangereux et favorisent les systèmes qui réduisent ou se passent complètement de ces toxiques.

Quelles mesures le Gouvernement entend-il mettre en oeuvre pour réduire l'utilisation de pesticides dans la viticulture, et ce conformément aux décisions du Grenelle de l'environnement ? Est-il envisageable de diminuer la limite maximale autorisée pour le raisin et d'instaurer une LMR spécifique pour le vin ?

REPONSE DU MINISTRE: M. Christian Blanc, secrétaire d'État chargé du développement de la région capitale:Michel Barnier accompagne le Président de la République à la réunion de la FAO à Rome et, bien que l'Ile-de-France ne soit pas une région viticole, je peux vous assurer que les études menées par le réseau européen d'action contre les pesticides montrent l'absence de résidus de produits phytopharmaceutiques dans les vins biologiques et, dans les vins de la filière conventionnelle, des teneurs très inférieures aux limites maximales autorisées pour le raisin. Il n'y a donc aucun risque pour le consommateur. Les produits détectés qui sont autorisés servent à protéger la vigne de maladies comme le mildiou. Le plan de surveillance des résidus mis en place par le ministère de l'agriculture montre en outre que les LMR sont bien respectées.

La réglementation communautaire fixe, pour le vin, des limites qui tiennent compte de la vinification -seules quelques molécules subsistent après transformation du raisin en vin. Des LMR sur vin seront prochainement introduites à l'échelle de l'Union européenne.
Dans le cadre du Grenelle de l'environnement et pour promouvoir des pratiques agricoles durables, les viticulteurs participent à l'effort de diminution de l'utilisation des produits phytopharmaceutiques :

l'objectif est une réduction de 50 % dans les dix prochaines années.

L'ensemble de la filière et les pouvoirs publics investissent lourdement dans la recherche dans le but de réduire l'utilisation des intrants.

La présence de résidus est-elle dangereuse pour le consommateur ? Non. La question est-elle nouvelle ? Non. Y a-t-il une aggravation ? Non, bien au contraire !

MME PAYET:Je retiens une annonce très importante : une réduction de moitié de l'utilisation des produits visés en dix ans. Il faut encourager la viticulture biologique : aucun de ses vins testés n'était contaminé, sauf un bourgogne, à cause des pulvérisations sur une parcelle voisine. Il n'est plus acceptable que les productions biologiques soient ainsi contaminées.

Relation entre "patient et firme pharmaceutique

 
Question orale de Anne-Marie Payet posée par Jean Boyer, portant sur le l'accompagnement des patients par les firmes pharmaceutiques.

M. BOYER(Sénateur Union Centriste-UDF), en remplacement de Mme Anne-Marie Payet:La question de Mme Payet porte sur les programmes dits d'accompagnement des patients par les firmes pharmaceutiques. Les conclusions d'un récent rapport de l'inspection générale des affaires sociales (Igas) rejoignent celles du collectif Europe et Médicament qui, depuis plusieurs mois, dénonce les dangers de l'intervention de ces firmes auprès des patients. Mme Payet s'inquiète donc de la déclaration de Mme la ministre de la santé devant les députés, le 5 février, selon laquelle « la mise en place de tels programmes à destination des patients et financés par l'industrie pharmaceutique pourrait permettre une meilleure prise en charge des patients, à condition de préserver leur droits ». Elle s'interroge sur l'efficacité réelle des mesures d'encadrement qui pourraient être instaurées et voudrait connaître la position de la ministre sur ce dossier.

Les motivations commerciales des firmes pharmaceutiques sont trop évidentes pour qu'on leur laisse la latitude d'approcher les patients sous prétexte « d'aide à l'observance ». L'interdiction de tout contact, direct ou indirect, entre firmes et patients doit être absolument maintenue et ces programmes d'aide à l'observance ou d'accompagnement devraient être formellement interdits, y compris sous leur forme actuelle. L'Igas estime en effet qu'ils constituent une forme déguisée de publicité directe auprès du public pour des médicaments de prescription et qu'ils sont essentiellement motivés par des considérations économiques. En outre, ils portent très souvent sur des médicaments insuffisamment évalués alors qu'il en existe de mieux tolérés, de moins coûteux et de plus pratiques.

REPONSE DU MINISTRE
M. Bernard Laporte, secrétaire d'État chargé des sports, de la jeunesse et de la vie associative: Le projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation du droit communautaire dans le domaine du médicament, examiné au Parlement à partir de janvier 2007, a habilité le Gouvernement à prendre une ordonnance portant sur l'encadrement des programmes d'aide à l'observance des traitements médicamenteux. Cependant, les débats au Parlement et les consultations auxquelles les services du ministère ont procédé ont montré que le sujet n'était pas encore mûr. Le Gouvernement de l'époque a donc accepté la suppression de cette partie du projet de loi. Il s'est également engagé à saisir l'inspection générale des affaires sociales afin d'être éclairé sur le dossier. En outre, lors de la discussion au Sénat, le 24 janvier 2007, M. Nicolas About, président de la commission des affaires sociales, a pris l'initiative d'entamer une réflexion globale sur le sujet, en rencontrant l'ensemble des acteurs et en expertisant leurs points de vue, afin d'aboutir au dépôt d'une proposition de loi.

Le rapport de l'Igas souligne que l'éducation thérapeutique des patients nécessite l'intervention du médecin ou de l'équipe soignante de proximité, que cette éducation est essentielle mais qu'en pratique, elle demeure parfois insuffisante.

La loi santé publique de 2004 impose aux pouvoirs publics d'assurer l'information et l'éducation à la santé ; l'État a une mission d'organisation du système de santé. Selon le rapport de l'Igas, l'information doit être essentiellement dispensée par la Haute autorité mais, dans certains cas très exceptionnels, des programmes financés par l'industrie pharmaceutique sont susceptibles d'assurer une meilleure prise en charge des patients. Il doit s'agir uniquement de l'apprentissage, pour des médicaments d'utilisation complexe, des modes d'administration, des gestes techniques... Et cela, bien sûr, sous le contrôle du médecin.

Un encadrement juridique clarifiera les rôles des différents intervenants et évitera toute ambiguïté entre information, accompagnement et action promotionnelle. En dehors d'une aide ponctuelle et encadrée, nous en sommes bien d'accord, tous les contacts entre les patients et l'industrie pharmaceutique doivent demeurer prohibés.

M. BOYER: Je constate que ce délicat problème est pris en compte et que les décisions ne se feront pas sans concertation. Je vous en remercie.

Une loi pour la restitution des"têtes Maories

  

visant à autoriserla restitution par la France des têtes maories,

PRÉSENTÉE

Par Mme Catherine MORIN-DESAILLY, MM. Nicolas ABOUT, Philippe RICHERT, Philippe ADNOT, Philippe ARNAUD, Denis BADRÉ, Pierre BERNARD-REYMOND, Laurent BÉTEILLE, Joël BOURDIN, Auguste CAZALET, Marcel DENEUX, Mme Béatrice DESCAMPS, M. Yves DÉTRAIGNE, Mme Muguette DINI, MM. Michel DOUBLET, Jean-Léonce DUPONT, Louis DUVERNOIS, Jean-Claude ETIENNE, Mme Françoise FÉRAT, M. René GARREC, Mmes Joëlle GARRIAUD-MAYLAM, Jacqueline GOURAULT, MM. Louis GRILLOT, Georges GRUILLOT, Mme Christiane KAMMERMANN, MM. Jean-Claude MERCERON, Philippe NOGRIX, Mmes Monique PAPON, Anne-Marie PAYET, MM. Louis PINTON, Paul RAOULT, Ivan RENAR, Charles REVET, Daniel SOULAGE, Mme Odette TERRADE, MM. André VALLET, Jean-Marie VANLERENBERGHE et François ZOCCHETTO

Sénateurs.

(Renvoyée à la commission des Affaires culturelles, sous réserve de la constitution éventuelle d'une commission spéciale dans les conditions prévues par le Règlement.)

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

La présente proposition de loi vise à permettre la restitution à leur pays d'origine des têtes maories qui font actuellement partie des collections publiques des musées de France. Elle est une réponse aux difficultés juridiques qui ont suivi la décision - la première en France - prise par la Ville de Rouen, en octobre 2007, de remettre aux autorités néo-zélandaises une tête humaine tatouée et momifiée conservée en dépôt depuis 1875 dans les collections du Muséum municipal d'Histoire naturelle.

Les têtes maories, encore dispersées dans les musées européens et aux États-Unis, ont une histoire qui rappelle les pires heures du colonialisme. En effet, lors de la colonisation de la Nouvelle-Zélande, les Européens se passionnent pour ces têtes humaines tatouées, tradition du peuple maori, qu'ils considèrent comme des objets de curiosité et de collection. Les collectionneurs privés se lancent dans de véritables « chasses aux têtes », à la recherche des plus beaux spécimens, qui font l'objet d'un commerce barbare. En vue de satisfaire la demande européenne, les tatouages de tête, initialement réservés aux chefs guerriers, concernent également les esclaves qui sont ensuite décapités pour faire l'objet d'échanges. Afin de mettre fin à ce marché sordide, le gouvernement britannique fit voter une loi en 1831, interdisant l'exportation de ces têtes vers l'Australie, plaque tournante de cet odieux trafic.

Depuis une vingtaine d'années, à la demande de la Nouvelle-Zélande, et par respect des traditions maories, les têtes ont été retirées des expositions au public en Europe. Elles sont actuellement conservées dans les réserves des musées. Le gouvernement néo-zélandais mène également une vaste campagne pour obtenir le retour de restes humains maoris emportés par les colons européens comme trophées.

La décision prise par le conseil municipal de Rouen de restituer à son pays d'origine cette tête maorie, afin qu'elle puisse être inhumée de façon digne et respectueuse des coutumes de ce peuple, est fondée sur quatre critères déterminants :

- que le pays d'origine d'un peuple contemporain ait formulé la demande de restitution de ce bien ;

- que celui-ci ne fasse pas l'objet de recherches scientifiques ;

- qu'il ne soit pas destiné à être exposé ni conservé dans des réserves dans le pays d'origine mais qu'il soit inhumé ;

- qu'il soit issu d'actes de barbarie ayant entraîné la mort.

En outre, cette décision est conforme à la déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 13 septembre 2007. Dans ses articles 11 et 12, elle enjoint les États à accorder réparation aux peuples autochtones par le biais notamment de la restitution des biens culturels, intellectuels, religieux et spirituels qui leur ont été pris sans leur consentement préalable, donné librement et en connaissance de cause, ou en violation de leurs lois, traditions et coutumes. L'article 12 précise que « les États veillent à permettre l'accès aux objets de culte et aux restes humains en leur possession et/ou leur rapatriement (...) ».

Les têtes maories sont bien les vestiges d'une époque où des théories pseudo scientifiques légitimant la supériorité d'une race sur d'autres supposées inférieures justifiaient des pratiques attentatoires à la dignité humaine. Elles répondent aux critères définis par les Nations Unies car ce sont des objets constitués en pièces culturelles suite à une pratique ignoble.

Toutefois, cette décision a suscité un débat sur le régime juridique applicable à ces biens, en des termes quasi identiques à celui soulevé au moment de la demande de restitution, par la République sud-africaine, de la dépouille mortelle de Saartjie BAARTMAN, dite Vénus Hottentote, conservée dans les collections du Musée de l'Homme.

À l'initiative de notre collègue Nicolas ABOUT, le Parlement était alors intervenu en votant une loi permettant de sortir la Vénus Hottentote des collections publiques et de restituer sa dépouille à l'Afrique du Sud, afin de mettre ainsi un terme aux atermoiements et incertitudes juridiques quant au statut de ces restes humains.

Face à une situation similaire, il apparaît nécessaire d'autoriser, par la présente proposition de loi, la restitution des têtes momifiées conservées dans les musées de France au peuple maori, qui en a fait expressément la demande, afin d'offrir à leurs ancêtres une sépulture conforme à leur tradition et respectueuse de leur culture. De nombreux musées américains, australiens et européens (plus de quarante d'entre eux), ont déjà répondu favorablement à cette demande légitime : la France fait d'ailleurs exception dans ce mouvement général.

Si cette proposition de loi règle la situation particulière des têtes maories, il n'en demeure pas moins qu'une réflexion approfondie doit être engagée dans les plus brefs délais sur le statut des biens issus du corps humain, qui, de par leur spécificité, ne peuvent être considérés comme des biens culturels comme les autres, c'est-à-dire appartenant au domaine public et, de ce fait, inaliénables.

Au moment des débats précédant l'adoption de la loi n° 2002-5 du 4 janvier 2002 relative aux musées de France, le rapporteur au nom de la commission des Affaires culturelles du Sénat, M. Philippe RICHERT, avait invité les responsables des musées à définir des critères pour encadrer d'éventuels déclassements d'oeuvres des collections publiques, dans le cadre d'une procédure spécifique et après avis conforme d'une commission nationale scientifique, instituée par un amendement sénatorial.

De tels critères, qui n'ont toujours pas été définis par cette commission, permettraient de préciser les conditions dans lesquelles le principe d'inaliénabilité pourrait ne pas s'appliquer aux biens issus de restes humains, tout en veillant à garantir l'intégrité des collections publiques des musées de France et sans porter d'atteinte injustifiée à notre patrimoine national.

La discussion de cette proposition de loi doit être l'occasion d'ouvrir le débat.

07.06.2008

RENDEZ-VOUS DES CENTRISTES: 29 JUIN.

A l'initiative de 17 sénateurs Union Centriste-UDF, un député UDF, et 4 députés européens le rassemblement des centristes se déroulera au sénat.

 
Les Alpes de Haute Provence seront présentes.

 L’organisation de notre rassemblement du 29 juin est maintenant au point. Les invitations sont prêtes. Notre comité de pilotage est actif.

 La journée se déroulera en deux temps:

 Le matin, après avoir rappelé les raisons de notre rencontre, nous dresserons le bilan de la première année du quinquennat. Et chacun pourra s’exprimer. Nous attendons de ces discussions qu’elles permettent de vérifier que nous partageons, pour l’essentiel, les mêmes valeurs, les mêmes attentes de réformes, et le désir de réfléchir et d’agir collectivement.

 L’après-midi, nous évoquerons nos « devoir d’action » autour de trois thèmes :

  1. Justice sociale et compétitivité économique,

  2. Solidarité et gestion publique,

  3. Aménagements institutionnels (collectivités territoriales, Constitution de la V ème République, Union Européenne).

 Il est temps de formuler nos propositions concrètes et notre projet de société car ce sont eux qui légitiment nos alliances, dans la clarté. Mais avant de nous allier, nous devons nous rassembler.

 Rassembler les centristes au plan départemental, au plan national, au plan européen. Pour y parvenir, nous esquisserons notre feuille de route. Tel est le programme sur lequel nous travaillons.

 Nous le mettons en débat pour que le 29 soit un rendez-vous réussi et prometteur.

 Si vous souhaitez apporter vos contributions pour alimenter les débats, je vous remercie de m'adresser vos réflexions.

 Je ne manquerai pas d'en faire une synthèse et de partager vos attentes lors de nos discussions le 29 juin.

Jean-Michel ROVIDA 

01.06.2008

Biographie de Jean ARTHUIS

Jean Arthuis

Né le 7 octobre 1944, à Saint-Martin-du-Bois (49)
Fils de Raymond ARTHUIS, agriculteur, et de Marthe COTIN
Marié le 30 avril 1971 à Melle Brigitte LAFONT
Deux enfants (Emilie et Guillaume)



Collège et Lycée Saint-Michel de Château-Gontier
Diplômé de l’Ecole Supérieure de Commerce de Nantes
Diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris
Ancien auditeur de l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale (1989-1990)

Expert-comptable diplômé
Fondateur d’une société d’expertise comptable et de commissariat aux comptes

Chevalier du Mérite Agricole (1977)
Commandeur de l’Ordre du Mérite de la République Fédérale d’Allemagne (2000)



Maire de Château-Gontier
(53) de 1971 à 2001
Président du District de Château-Gontier (créé en août 1973)
Président du Syndicat Mixte de la Mayenne Angevine (créé en août 1977)
Président de la Communauté de Communes du Pays de Château-Gontier (créée le 1er janvier 2000)
Réalisations sous l'époque de Jean Arthuis, Maire (1971-2001) ...
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Président du Conseil Général de la Mayenne
Conseiller Général du Canton de Château-Gontier,
puis de Château-Gontier Ouest, depuis 1976
Vice-Président du Conseil Général de 1982 à 1992
Président depuis 1992


Autres fonctions liées au Conseil Général :

Président du conseil d’administration du Service Départemental d’Incendie et de Secours
Président du conseil d’administration de Mayenne Habitat (Office Public Départemental d’HLM)
Président du conseil d’administration du Centre Hospitalier du Haut-Anjou

Sénateur de la Mayenne
Elu en 1983, réélu en 1988 (partielles), 1992, 1997 (partielles) et 2001
Membre du Groupe de l’Union Centriste - UDF
Rapporteur Général du Budget (1992-1995)
Président du Groupe de l’Union Centriste (1998-2002)
Président de la Commission des Finances (depuis 2002)

 

Secrétaire d’Etat auprès du Ministre des Affaires Sociales et de l’Emploi (Philippe SEGUIN), de mars 1986 à janvier 1987 (rédacteur des Ordonnances d’octobre 1986 sur l’intéressement et la participation)

Secrétaire d’Etat, chargé de la Consommation, de la Concurrence et de la Participation, auprès du Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie, des Finances et de la Participation (Edouard BALLADUR), de janvier 1987 à mai 1988

Ministre du Développement Economique et du Plan, de mai à août 1995

Ministre de l’Economie et des Finances, d’août 1995 à juin 1997

Résumé de l'action ministérielle ... Lire la suite/pdf


Vice-Président
de l’UDF


Membre de la conférence économique annuelle
Membre du comité national de l’€uro
Membre du comité de la Société du « Cheval Français »

Membre au Sénat des groupes d’amitié France - Etats-Unis et France - Maroc


PUBLICATIONS


"Justice sinistrée, Démocratie en danger"
co-auteur avec Hubert Haenel (Editions Economica - juin 1991)

"Les délocalisations et l'emploi"
(Editions d'Organisation - septembre 1993)

"Dans les coulisses de Bercy"
(Editions Albin Michel - avril 1998)

Biographie de Thierry CORNILLET

Biographie

Député européen du Grand Sud-Est de la France (Rhône Alpes, PACA, Corse) depuis 1999, Thierry Cornillet est également Président du groupe UDF au conseil régional Rhône-Alpes.

Thierry Cornillet - Député Européen - Conseiller Régional Rhône-AlpesAncien Président national du Parti Radical, Secrétaire National de l'UDF, il est l'un des rédacteurs de la Charte Européenne des Droits Fondamentaux.

Membre de la Commission du Développement et de celle de l'Energie, il est rapporteur permanent à l'Action Humanitaire du Parlement Européen et également vice président de l'Assemblée Parlementaire Paritaire Afrique Caraïbes Pacifique (ACP) – Union Européenne.

Parallèlement, il est Président de l'Association Internationale des Régions Francophones qui regroupe plus d'une centaine de régions de plus de 25 pays.

Administrateur territorial, avocat, Docteur en Sciences Politiques, Thierry Cornillet a été député-maire de Montélimar avant son élection au Parlement Européen.

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